Délégation territoriale

Eure et Loir

 
 
 
 
 
 
 

Le bon samaritain

L'histoire du Bon Samaritain

 

Un Jésuite dans la brousse au sud du Tchad, des populations sans aucun accès aux soins : les ingrédients étaient réunis pour que l'aventure commence…

 

En cherchant bien sur une carte, on trouvera peut-être Goundi ; au sud du Tchad, c'est un gros bourg en pleine brousse. Dans les années soixante vivaient là 40 000 personnes sur un territoire immense, sans aucune infrastructure sanitaire. Sur place, un jeune jésuite italien, « régent » d'une mission voisine, assiste impuissant à l'agonie d'une fillette atteinte d'anémie paludéenne. Un médecin européen chasseur d'ivoire passe par hasard, transfuse la gamine qui trois jours plus tard peut regagner son village. Pour notre jésuite ce fut « un moment de fulguration » : il lance le programme du « Bon Samaritain », d'abord à Goundi, ensuite à N'Djamena. Il crée un dispensaire qui deviendra hôpital, puis huit autres dispensaires qui en dépendent, animés par des équipes qu'Angelo Ghelardi a formées.

 

C'est un succès et, en 2004, pour étendre les résultats de Goundi à d'autres régions démunies, le missionnaire crée dans la capitale le complexe du Bon Samaritain qui regroupe un Centre Hospitalier Universitaire, une faculté de médecine et un pensionnat universitaire. AGIRabcd intervient alors : des généralistes partent à Goundi, 

 

des enseignants à la fac. Pour AGIRabcd, Joëlle Abussuan est à la manœuvre ; elle « débauche » le professeur Farah, doyen de la faculté de Beyrouth et tout nouveau retraité. Il dirige depuis cette jeune fac de N'Djamena et fait jouer son carnet d'adresses pour inviter ses confrères à venir enseigner leur spécialité. Et ça marche : la troisième promotion d'une trentaine de futurs médecins arrive en fin d'études. Mais l'affaire reste précaire car il faut trouver chaque année 60 000 € pour en assurer la pérennité. AGIRabcd organise entre deux et quatre missions chaque mois, missions d'enseignement menées par des spécialistes. Et la discrète Joëlle Abussuan, qu'en éprouve-t-elle ? « La joie d'avoir fait ce que l'on devait et d'y être parvenu. C'est tout. » 

 

Joëlle Abussuan

 

 

 

bon samaritain2

 

COMPLEXE HOSPITALO-UNIVERSITAIRE LE BON SAMARITAIN N'DJAMÉNA, TCHAD

 
Dernière modification : 27/02/2019