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Maintien de l'emploi

 

Employabilité des seniors

 

L'association Agir ABCD 28 donne les clés pour rouvrir l'emploi aux seniors à Châteaudun

 

gilbertlutun


L’association Agir ABCD 28 développe un programme sur l’employabilité des seniors. Le responsable de l’antenne dunoise détaille la méthode.

La fin de vie professionnelle sonnée, Gilbert Lutun a décidé de ne pas battre en retraite. Responsable de l'antenne dunoise d'Agir ABCD 28, cet ancien cadre commercial, qui a lui-même connu le licenciement, aide des seniors à retrouver un emploi.

Un programme de son association développé en partenariat, entre autres, avec Pôle Emploi. « Ce sont les conseillers qui détectent un problème chez un demandeur et nous proposent de l'accompagner si on le souhaite et si la personne le souhaite aussi. »

« Des gens qui se retrouvent de l'autre côté du guichet »

L'employabilité de ce profil particulier du marché du travail résonne comme un problème de société : « Le senior, c'est la cible privilégiée des entreprises lorsqu'il s'agit de dégraisser. Et pour le réinsérer, il faut qu'on trouve un système. »

Dans sa sacoche, Gilbert Lutun transporte la méthode des paquets, « qui a fait ses preuves aux États-Unis ». Il enclenche une démarche active chez le demandeur d'emploi, qui devient « offreur de services », et avec lequel il va entretenir des échanges, chaque semaine.

La première étape consiste à « revisiter son parcours professionnel de façon à en extraire la base de ce qui va être son futur ». Une mission tout aussi passionnante que délicate dans le rapport humain, puisqu'« il y a des hauts et des bas, des espoirs, des espoirs déçus ».

Il est donc primordial de se sentir soutenu car cette période de chômage est synonyme de précarité, au moins au plan psychologique. « C'est beaucoup de fragilité car on voit des gens qui ont eu de bonnes situations, avec des responsabilités, et qui se retrouvent de l'autre côté du guichet », note Gilbert Lutun.

Plusieurs freins sont identifiés à l'emploi du senior : le moral donc, mais aussi la mobilité et la communication. Une mue est à effectuer : « On ne peut pas aller chercher un emploi si l'on n'a pas fait le deuil de son passé. »

Pour avoir toutes ses chances, le senior est encouragé à réfléchir en termes de missions, sans obligatoirement rechercher un CDI. Il doit aller au-delà des offres qui tombent quotidiennement sur les sites Internet spécialisés et relancer son réseau. Le principe est qu'« à force de discuter avec des gens de ce que l'on va faire, on finit par tomber sur quelqu'un qui en a besoin ».

Pour compléter son attirail et augmenter ses chances, « l'offreur de services » va aussi apprendre à anticiper les questions du potentiel employeur. « Il va y avoir du training, des réponses à travailler. Une question posée dans 99 % des entretiens : "Pourquoi avoir quitté votre entreprise ?" Là, ça ne s'improvise pas. »

 

 

 

 
Dernière modification : 17/02/2019